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28/05/2008 17:50
Présentation  0 commentaire

Don Boudreaux, Professeur d'économie à George Mason University (Fairfax, Virginie), se décrit comme un sniper intellectuel: 

"Chaque matin, je lis les nouvelles des journaux à grands tirages et je recherche dans les commentaires des hommes à hautes responsabilités les erreurs les plus frappantes ainsi que les lieux communs infondés sur lesquels reposent leurs décisions. Je tente alors de leur répondre le plus clairement possible, afin d'améliorer leur jugement et de faire passer l'idée simple que la liberté sous toutes ses formes doit être garantie et protégée."

Ce blog reprend ce concept original et se propose d'apporter une vision différente des problèmes que connaît notre société -autant au niveau économique que politique car les deux sont fondamentalement liés par l'existence d'institutions- ainsi que de leurs solutions éventuelles.

 





13/06/2008 11:19
A propos de l'interdiction de parier en ligne...  0 commentaire

 

Ne Pariez plus sur la France ! 

 

 

Aujourd’hui la liberté de parier en France est devenue illégale au nom d’une quelconque irresponsabilité des hommes et femmes à qui pourtant il va être demandé de voter afin d’élire un président dans quelques mois... 

 

À présent, plus possible de jouer sur Internet, à partir de son ordinateur avec son propre argent. Le choix ne leur appartient même plus d’user comme bon leur semble de leurs biens ! 

Pire, les « malfaiteurs » seront punis plus sévèrement que les pervers visitant des sites pédophiles. 

Alors que penser de cette décision ? Triste amalgame de technocrates perdus dans leur tour d’ivoire ou réelle volonté de protéger les citoyens d’eux-mêmes ainsi que du sentiment grisant de jouer, en toute innocence ? 

 

La réponse est malheureusement bien plus simple. Les politiciens, les groupes de pression à leur solde, cela mêmes qui hurlent au scandale et à l’immoralité des monopoles et autres trusts, avançant fièrement leurs «Sherman, Clayton, Robinson acts and co », sont effrayés à l’idée de voir la divine Française des Jeux soudainement concurrencée ! 

Comme un bébé à qui l’on aurait pris son hochet, voilà l’Etat qui se rebiffe, pleurnichant et frappant sur ses sujets stupéfaits. 

 

David Friedman écrivait à propos de ces mouvements d’humeur que : « Le recours direct à la force physique est une solution si médiocre pour résoudre le problème des ressources limitées que seuls les petits enfants et les grands états en fond communément usage.» 

Notre gouvernement est-il de ces états médiocres dont les agissements liberticides ont conduit aux pires catastrophes du siècle dernier ? 

 

Aux vues de cette loi donnant un tel pouvoir aux hommes des Renseignements Généraux, qui pourront librement infiltrer nos ordinateurs et espionner nos moindres mouvements informatiques pour mieux nous contraindre et nous priver de notre droit à jouer notre argent 

comme bon nous semblera, il y a fort à parier que très bientôt jouer aux cartes entre amis relèvera du pénal... 

 

 





13/06/2008 11:23
Un article commandé par un think tank français concernant le Décret anti-tabac (Publié au J.O. le 16 Novembre 2006)  0 commentaire
 Loi Anti-Tabac ? 
 
Pourquoi un tel décret ? 
 
Après la Loi Evin, voici le décret Anti-tabac et son lot de difficultés quant à son 
application ! 
Publié au Journal Officiel du 16 novembre 2006, il prévoit l’interdiction de fumer dans 
les lieux publics et couverts et sur les lieux de travail.  
En effet, le tabagisme passif semble être devenu un nouveau fléau : évalué à plus de 
3000 morts par an, il nécessite à présent l’intervention de la justice afin de protéger 
le droit de chacun à respirer un air pur (source : Rapport n° 2005 193 de l’IGAS 
présenté par Bernadette Roussille). 
Comme le souligne Bernadette Rousille : « La visée est positive pour tous, fumeurs 
et non-fumeurs : celle de garantir des environnements sans fumée dans les lieux 
publics, de protéger les fumeurs et le souci de les aider à se libérer de leur 
dépendance devra être présent et il faudra se donner du temps et des moyens pour 
les préparer ». 
S’il apparaît que même les fumeurs sont favorables à l’interdiction de fumer dans les 
lieux publics (56% des fumeurs d’après une enquête IFOP réalisée en octobre 2005 
sur 1003 personnes âgées de plus de 18 ans), une question fondamentale subsiste : 
comment appliquer un tel décret ?  
Quel que soit le scénario présenté, la décision vis-à-vis des fameux CHRD (Cafés, 
Hôtels, Restaurants, Discothèques) est sans appel : une interdiction totale sera 
appliquée.  
 
 
Quelles conséquences pour les « lieux publics » ? 
 
 Il semble difficile de critiquer une telle décision aussi bien du point de vue de 
l’efficacité que de la convivialité, souvent mise en avant par les défenseurs de la 
cigarette. Tous les sondages (TMO juin 2005 pour l’association française des 
conseils en affaires publiques, et IPSOS pour l’INCA, association nationale contre le 
cancer) présentent une volonté majoritaire d’interdire de fumer et mettre un terme au 
tabagisme passif. 
 
De plus, « l’impact économique d’une interdiction totale de fumer serait nul, voire 
positif », d’après le rapport IGAS et les exemples de nos voisins européens semblent 
affirmer cette proposition (en Irlande où l’interdiction est totale, les ventes totales 
annuelles n’ont baissé que de 4,4% après la mise en application de la loi, avant son 
application, elles avaient baissé de 4,2%, tandis que le soutien public a augmenté de 
67% en 2003 à 93% en 2005). 
Pourtant conclure que ce décret serait une réussite sur la base de ces quelques 
données serait hâtif voire trompeur. 
Ce soutien apparent s’effondre lorsqu’on observe les goûts des Français selon les 
établissements visés. Dès lors, seuls les restaurants et les cafés restent des lieux où 
la cigarette est considérée comme indésirable pour la majorité. Et au-delà des 
discothèques, le problème des « fumoirs » reste le plus préoccupant. 
 
 
Le cas des fumoirs et la « passivité » 
 
 La principale difficulté réside dans la définition de la « passivité ». Si passif 
sous-entend que les non-fumeurs souffrent d’une nuisance contre laquelle par 
définition ils ne peuvent rien, alors supporter la fumée et ses effets dans un fumoir 
n’est en rien passif, puisqu’on s’y rend dans l’unique intention de fumer ! Interdire de 
fumer dans les fumoirs au non de la liberté à ne pas souffrir d’externalités dites 
négatives (fumée et tabagisme passif) revient à nier ladite liberté !  
Ainsi il est impossible d’appliquer le même décret aux fumoirs qu’à tous les autres 
lieux dits publics. Comme l’a dit le Président Sarkozy « interdire de fumer dans les 
endroits où on vend du tabac, c’est quand même curieux. » 
Par ailleurs l’effet économique serait tout à fait différent pour les fumoirs dont 
l’essence même de l’activité est le tabac. Là où les restaurants ne souffriraient que 
d’une baisse infime de leur chiffre d’affaire, les « fumoirs » (dans lesquels sont 
classés les caves à cigares aussi bien que les bars à chichas) verraient leur chiffre 
d’affaire réduit à néant, et l’effet toucherait l’économie française dans son ensemble.  
Si le décret venait à être appliqué sans dérogation, ce seraient 800 sociétés dont 
dépendent 16 000 emplois (4000 salariés) qui disparaîtraient. La perte se chiffrerait à 
100 millions d’euros d’investissement (entre 2005 et 2006) et surtout 200 millions 
d’euros  de chiffre d’affaire et 35 millions d’euros de TVA en moins pour le 
gouvernement. 
Aussi le rapport de l’IGAS n’est pas dupe à ce sujet, et Bernadette Roussille explique 
que l’unique objection à un régime de dérogations pour les fumoirs (« soit ces 
espaces sont exclusivement dédiés au tabagisme et les salariés non-fumeurs n’ont 
plus à y pénétrer. Cette dernière version des fumoirs à l’ancienne permet de protéger 
non seulement les non-fumeurs usagers mais tous les salariés non fumeurs ») est un 
« manque de clarté du régime de responsabilité. » 
En fait le régime est très clair : seul le fumeur est responsable des risques qu’il 
encoure, et dans le cas d’un responsable d’établissement contraignant son employé 
non-fumeur : il serait impossible pour lui de nier sa responsabilité. 
Ainsi il n’y a plus de problème de tabagisme passif. Ceci laisse entrevoir la question 
fondamentale lorsqu’il s’agit de nuisance où la cause est facilement indentifiable : la 
liberté de contracter et la facilité pour la partie dite en position de faiblesse de se 
défendre. 
Le problème est ici juridique : le Conseil constitutionnel rappelle que la protection de 
la santé publique est un principe constitutionnel, concernant la loi Evin. À ce titre le 
principe est supérieur à la liberté d’entreprendre qui n’est « ni générale, ni absolue. » 
Peut-être est-ce le véritable problème ? 
 
 
 




13/06/2008 11:50
Un regroupement d'idées  0 commentaire

Cette catégorie sera sans doute la moins scientifique et la moins objective. Elle contiendra mes doutes et sentiments sur la société actuelle, et prendra donc la forme de pensées diverses, d'interrogations sur un monde complexe qu'il est parfois difficile de comprendre...


13/06/2008 12:40
Libéral et Socialiste?  0 commentaire

La sortie du livre du Maire de Paris Bertrand Delanoë, intitulé "De l'Audace", marque une rupture (tranquille?) avec une pensée communément partagée qui faisait depuis longtemps du mot "libéralisme" un tabou.

Comment être libéral et socialiste se demande-t-on immédiatement, tant la définition du mot libéral est marquée de préjugés, représentant à lui seul l'égoïsme, le profit envers et contre tout, la volonté de marcher sur les autres pour s'en sortir; en bref la loi du plus fort, l'état de nature qui fait trembler depuis Hobbes...

Pour saisir la subtilité apporter par ce faux oxymore, il faut revenir à l'étymologie même du mot libéral.

A en croire le dictionnaire, on ne trouve pas de perversion dans ce terme, bien au contraire, puisqu'il était utilisé au 12è siècle pour définir une personne "qui donne avec largesse", avant de prendre un ton plus politique au 18è, désignant une personne "favorable aux libertés individuelles, en particulier à la liberté politique".

Dès lors, comment se prétendre ouvert et tolérant sans être libéral?

D'ailleurs, avant d'être pris dans le tourbillon des partis politiques et de prendre mille sens différents selon les pays et leurs systèmes (un libéral en France n'a rien de commun avec un libéral anglais pas plus qu'avec un libéral américain), le terme ne souffrait d'aucune animosité, bien au contraire comme le montre Edmond Rostand à travers son héros Cyrano : 

- Vil camus, sot camard, tête plate, apprenez
Que je m'enorgueillis d'un pareil appendice,
Attendu qu'un grand nez est proprement l'indice
D'un homme affable, bon, courtois, spirituel,
Libéral, courageux, tel que je suis..."

Alors pourquoi être surpris par cette rénovation d'un terme si glorieux?

C'est qu'il est nécessaire de rappeler que le libéralisme est avant tout la volonté de protéger la plus petite des minorités, c'est-à-dire l'individu, face à l'oppression d'un pouvoir plus grand quel qu'il soit. Il ne se reflète pas dans la doctrine conservatrice d'un président oligarque, mettant toutes ses forces à l'oeuvre pour conserver une élite dirigiste; il n'a aucun lien avec les décisions des groupes de pressions et syndicats à la recherche de plus de profits ou de privilèges; il ne peut se concevoir sans éthique, sans moral.

Le libéralisme politique, mis en avant par Bertand Delanoë aujourd'hui, sur les traces de John Locke ou -plus proche de nous- de Bastiat, c'est la volonté affirmée de garantir à chacun la possibilité de s'améliorer, de s'émanciper et de se soustraire à toute forme de coercition d'un être plus fort ou mieux placé.

Comme l'a écrit Pascal Salin, "le libéralisme c'est l'humanisme!"

 

Pour ne pas être les proies innocentes des discours politiques, prenons garde au sens des mots...





16/06/2008 11:48
Libre échange  0 commentaire

Voici comment le professeur et ami Don Boudreaux définit le libre échange, notion souvent décriée car mal comprise

 

What is Free Trade?

Don Boudreaux

Question: What is free trade?

Answer: Free trade is an institutional environment in which adult buyers and sellers are free to deal with each other without regard to their nationalities, physical locations, religious affiliations, or any other criteria that officious third-parties would elevate into significance but that the buyers and sellers themselves find irrelevant (or at least sufficiently insignificant so as not to affect their desires to trade with each other).

Pour ne pas être les proies innocentes des discours politiques, prenons garde au sens des mots...

 



10 notes (2 Pages, 6 par page)
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